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Politiques économiques

Pour la FGTB wallonne, un projet de développement économique ambitieux pour la Wallonie passe par la planification souple et l’initiative industrielle publique.  

Les plans Marshall 1.0 et 2. vert 

La mise en place du plan Marshall 1.0 et de son successeur le plan Marshall 2.vert sont des outils-clés pour la politique économique wallonne. 

Toutefois, des corrections s’imposent. Nous demandons :

  • L’implication des organisations syndicales dans la mise en place et le suivi des pôles de compétitivité
  • Un ajustement budgétaire à la hausse pour le financement du plan Marshall 2.vert.

Les services publics sont les grands absents des plans Marshall alors qu’ils constituent 27% de l’emploi wallon. Pour nous, le développement de services publics de qualité reste une priorité absolue de l’essor économique et social de la Région. 

L’alliance emploi-environnement

L’« alliance emploi-environnement » est importante car elle se base sur l’isolation des bâtiments dont le parc immobilier wallon a bien besoin ! Bien que positif, ce projet se résume pour l’instant à un système de primes, de formations, d’aides à l’embauche… Nous voulons aller plus loin en visant la création d’une Entreprise publique d’isolation et de rénovation des bâtiments.

Vers une économie bas carbone

La nécessaire transition vers une production et une activité économique pauvre en carbone demande une prise en charge de tous les secteurs existants et la planification de leur mutation vers un autre mode de production.  

Cette transition ne peut se faire au détriment des travailleurs. Cela implique :

  • L’établissement d’un cadastre des entreprises wallonnes dans les secteurs implantés de longue date en Wallonie, permettant d’analyser les capacités de chacun à faire face au défi.
  • La création d’un Observatoire des secteurs économiques wallons au départ de l’Agence de stimulation économique. IL devra être chargé d’établir le cadastre et capable d’anticiper les risques de disparition d’entreprises, de détecter des niches d’emplois et de proposer des solutions globales.
  • La conclusion d’un Pacte wallon de développement entre syndicats, patrons et pouvoirs publics scellant les engagements de chacun dans le processus de transition vers une économie bas carbone. 
  • La constitution d’un Fonds régional de la Transition économique wallonne qui finance l’Innovation et la Recherche dans les domaines d’économie d’énergie mais aussi la formation des travailleurs dans les nouvelles filières, leur reconversion, l’assainissement des sols…

Plus de terrains pour l’activité économique

Il faut mettre en place une gestion responsable des zones d’activités économiques basée sur des critères d’emploi, de mobilité et de développement durable. Ces zones d’activités économiques doivent être planifiées et hiérarchisées afin de mettre fin aux sous-régionalismes qui règnent en la matière et d’organiser une gestion plus respectueuse des habitants et de l’environnement. Cela comprend :

  • La création d’un ou deux grands parcs d’activités économiques proches des nœuds de communication et éloignés des habitations.
  • La création de plusieurs parcs d’activités de taille plus réduites, proche des habitations, facilitant ainsi la mobilité des travailleurs.
  • La démultiplication des zones urbaines d’activités économiques.
  • L’application stricte du principe « pollueur-payeur » afin d’accélérer le processus d’assainissement des sols et soulager les finances publiques qui supportent actuellement une grande partie de ces coûts.

Une banque publique régionale 

Pour se donner les moyens de ses ambitions économiques et sociales, la Wallonie doit se doter d’un outil économique efficace, surtout en temps de crise : une banque publique régionale. En récoltant l’épargne des travailleurs et en l’investissant dans des projets économiques respectueux de l’intérêt général, l’organisme public revient au premier métier de la banque. Il doit être soumis à l’obligation de séparer la banque de dépôt de la banque d’affaires. Un système de concertation sociale avec les organisations syndicales doit également être établi afin d’organiser un contrôle strict de l’utilisation des moyens.

La politique scientifique

Un des axes développé par le plan Marshall est de doper la recherche et l’innovation en lien avec l’entreprise, c’est un plus. Toutefois, force est de constater que la recherche francophone souffre d’une fragmentation peu propice à son développement et d’une soumission aux entreprises privées.

La création d’un Centre public de recherche en appui aux industries wallonnes est dès lors indispensable.