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Enseignement et métiers de demain

Pour la FGTB wallonne, l’enseignement est l’un des fondements du développement social, de l’émancipation individuelle et collective et de l’accès à l’emploi. Par conséquent, il doit être affranchi de toute règle du marché. 

Il est donc urgent de poser des choix politiques forts pour réaliser un enseignement de la réussite où l’ensemble des jeunes, indépendamment de leurs origines sociales, de leur sexe ou du fait qu’ils soient porteurs d’un handicap, sera amené à obtenir un diplôme du plus haut niveau possible. Dans cette perspective, tous les élèves doivent être amenés à réussir le certificat d’étude de base (délivré à l’issue des primaires). C’est indispensable… mais insuffisant! 

En conséquence, la FGTB wallonne revendique :

  • Une réforme et une revalorisation de la formation initiale et continuée des enseignants en passant à 5 ans d’études (niveau master) et en mettant particulièrement l’accent sur la maîtrise de la langue d’enseignement, la maîtrise des contenus et la maîtrise pédagogique, dont la pédagogie différenciée. La formation initiale et continuée des enseignants doit intégrer la pédagogie de l'égalité, et le système éducatif doit intégrer la perspective de genre.
  • La création d’un réseau unique public et pluraliste, c’est-à-dire respectueux des convictions philosophiques démocratiques et garant d’un enseignement non marchandisé.
  • L’organisation d’un tronc commun unique et pluridisciplinaire, où tous les jeunes suivraient un même cursus jusqu’à la 4è année du secondaire. Ce socle scolaire serait conçu de manière ouverte et équilibrée entre branches intellectuelles, manuelles, artistiques et physiques, donnant la possibilité à chacun de découvrir et valoriser les différents types d’intelligence. 
  • Un système de remédiation immédiate dès la maternelle et tout au long de la scolarité. 
  • Une refonte des programmes du Fondamental et du Secondaire (y compris le qualifiant), un recentrage sur la maîtrise des savoirs de base et une évaluation du niveau d’exigence des acquis scolaires par l’intermédiaire d’évaluations externes aux résultats confidentiels (et sans classement des établissements).
  • La revalorisation de l’enseignement qualifiant qui comprend aussi la mise en place urgente du SFMQ (Service francophone des Métiers et des Qualifications).
  • Une formation en alternance qui soit qualifiante et dont le statut soit établi sur ce socle commun minimum : une rémunération progressive visant à atteindre le barème sectoriel, un contrat bipartite, une couverture sociale complète. Toute entreprise qui engage un jeune en apprentissage doit être agréée en tant qu’entreprise formatrice et répondre à des conditions à définir par arrêté (notamment norme et garantie formatives). Ce socle commun ne porte pas atteinte au CAI.
  • La poursuite de la réforme de l’IFAPME. Le comité de gestion doit être composé paritairement et les centres de formation doivent être intégrés à l’OIP (Organisme d'intérêt public).
  • Une gestion de l’offre d’enseignement qui évite les concurrences stériles.
  • Une gratuité totale et réelle des activités scolaires et parascolaires.
  • Un apprentissage de la citoyenneté et de l’esprit critique qui aide à comprendre le monde et ses enjeux. Une attention particulière doit être portée à l’intégration dans les programmes de l’apprentissage de l’histoire institutionnelle, sociale et politique du pays, mais aussi de la philosophie.
  • Un enseignement supérieur démocratique et accessible à tous et de l’intégrer dans une dynamique de développement social, culturel et économique.