Notre fil rouge

Version imprimable
-A +A

Politiques pour l'emploi

La formation

Le taux de chômage en Wallonie reste supérieur à la moyenne de l’Union européenne et se focalise sur les jeunes de moins de 25 ans, sur les peu qualifiés et les chômeurs de longue durée. Il est donc indispensable de mettre l’accent sur les aides à l’emploi et à la formation notamment pour les jeunes demandeurs d’emploi. 

La FGTB wallonne considère que les dispositifs visant à mettre les jeunes peu qualifiés au contact avec les entreprises – stages, missions d’intérim, actions dans le cadre d’appels à projets – sont un moyen parmi d’autres d’aider ce public à accéder à l’emploi durable et de qualité, à condition qu’ils :

  • soient appropriés au profil du demandeur d’emploi 
  • s’inscrivent dans un projet cohérent 
  • bénéficient d’un suivi adéquat 
  • fassent l’objet d’une évaluation et d’un contrôle sérieux.  

Parce que le marché de l’emploi en Wallonie, à l’instar de ce que l’on peut observer au niveau du pays, se caractérise par de fortes inégalités entre les hommes et les femmes, la FGTB wallonne fait de l’amélioration de la situation des femmes sur le marché du travail est une priorité.

  • Nous demandons le recours à une méthode d’évaluation sérieuse d’intégration dans un emploi durable et de qualité.
  • Nous revendiquons un raccourcissement des délais d’attente pour certaines formations.
  • Nous attendons une réelle politique d’aide pour l’accès à l’emploi et à la formation de ceux qui ont le moins de chances d’y accéder.
  • Nous viso,s la mixité des métiers et préconise de lutter efficacement contre les stéréotypes sexués.
  • Nous demandons au Gouvernement wallon de fixer des objectifs similaires de taux d’emploi pour les hommes et les femmes.

Les aides publiques à l’emploi et à la formation

Dans le cadre des APE Jeunes (aides à la promotion de l’emploi), la FGTB wallonne tient à rappeler que l’emploi subsidié dans le secteur marchand n’est acceptable que si de réelles perspectives d’insertion durable sont offertes au jeune peu qualifié (et pas seulement un travail temporaire).

Nous insistons sur l’importance d’une évaluation quantitative et qualitative des résultats obtenus en termes d’insertion durable à l’emploi, dans le cadre de ce dispositif.

Dans le cadre du PFI (Plan Formation Insertion), nous voulons en maximiser les chances de réussite notamment en veillant à la réalité et à la stabilité de l’emploi offert, en améliorant le service aux entreprises, en s’assurant de l’existence des tensions sur le marché, en jugeant de la nécessité de la formation, en vérifiant son bon déroulement, en tentant de prévenir les échecs, c’est-à-dire les ruptures de contrats formation-insertion…

Par ailleurs, nous exigeons un conditionnement strict des aides à l’emploi pour éviter les effets d’aubaine. 

La formation continue des travailleurs 

La FGTB wallonne considère que la formation professionnelle continue est un droit individuel, pour tous les travailleurs avec ou sans emploi. Elle doit permettre de renforcer les compétences ou d’en acquérir de nouvelles. Le rôle des pouvoirs publics dans la formation continue des travailleurs est essentiel, quant à l’élaboration d’une stratégie globale, à la garantie des intérêts de chacun et à la cohérence des projets de formation. Son efficacité doit être renforcée par les partenariats avec les secteurs professionnels et toute forme d’instrumentalisation de la formation doit être combattue. 

Dans ce cadre, la FGTB wallonne revendique :

  • Le développement, sous l’égide des pouvoirs publics, de complémentarités entre les opérateurs de formation (préqualification – qualification) et l’harmonisation des différents types de formation.
  • Le contrôle, par les pouvoirs publics, des aides publiques aux entreprises censées fournir des efforts en termes de formation et veiller à ce que ces aides remplissent effectivement leur rôle, à savoir : aider ou permettre la réalisation de formations là où elles n’auraient pas pu se dérouler sans appui financier mais aussi augmenter l’accès à la formation.
  •  Le respect de l’engagement patronal dans l’AIP de 1998, à savoir: consacrer 1,9% de la masse salariale à la formation.
  • La prédominance des organisations syndicales dans la définition des projets de formation et le contrôle de l’affectation des cotisations ONSS aux fonds sociaux groupes à risque des secteurs du non marchand.
  • L’évaluation sexuée des conséquences de la formation continue des travailleurs en termes de stabilité réelle à l’emploi.
  • L’évaluation sexuée des conséquences positives de la formation continue des travailleurs, en termes d’accès aux promotions.
  •  L’élargissement de l’accès à la formation continue pour les moins qualifiés et les aînés et les femmes.
  • L’articulation des dispositifs régionaux aux politiques des Fonds sectoriels, déjà en place et/ou à amplifier.
  • La mise au point, tant au niveau fédéral que régional, d’une politique contra-cyclique de la formation, c’est-à-dire « profiter » de la crise et du chômage économique pour rebondir en anticipant la relance et les possibilités offertes par les nouveaux gisements d’emplois pour former les travailleurs.
  • L’inscription de la lutte pour l’alphabétisation des travailleurs dans les négociations de l’AIP et les négociations sectorielles.