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Dans la jungle, terrible jungle…

Le lion Delhaize n’hésite pas à sacrifier 2500 travailleurs pour satisfaire ses actionnaires. Une fois de plus, une entreprise rentable décide d’un vaste plan de licenciements boursiers. Et, une fois de plus, il s’agit d’une entreprise qui profite allègrement des largesses fiscales que notre pays offre aveuglément aux multinationales.

 

La FGTB wallonne tient à apporter tout son soutien aux travailleuses et travailleurs concernés. Nous serons à leurs côtés dans les moments difficiles et dans les luttes à venir.

Outre le licenciement de 2.500 personnes, l’entreprise a décidé de mettre fin à l'exploitation de 14 magasins et a annoncé sa volonté d’« adapter »  les conditions de travail et de salaire de l’ensemble des travailleurs. Delhaize-Belgique est pourtant rentable et profite pleinement de tous les avantages fiscaux qu’elle a à sa disposition (pour ne payer, au final, qu’un montant dérisoire)… Mais ça ne suffit pas au capitalisme financier.

Les actionnaires, traders, marchés financiers et autres investisseurs n’ont d’ailleurs pas attendu longtemps pour célébrer dignement le massacre : dès ce midi, l’action du Groupe Delhaize partait à la hausse.

Ce ne sont pas les salaires qui dérapent. Ce sont les dividendes ! Il est plus qu’urgent d'y mettre fin en instaurant une norme actionnariale limite autorisée* et en conditionnant strictement les aides à l’embauche et autres incitants fiscaux destinés aux entreprises.

* Lire, à ce sujet, la théorie du slam de Frederic Lordon qui consiste à fixer un niveau de rentabilité actionnariale maximale au-delà duquel est appliqué un taux d'imposition confiscatoire.

 Illustration : Collectif "Dites 33 !"