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L’enveloppe bien-être n'est plus négociable. Elle est applicable.

La FGTB wallonne, réunie ce matin en Bureau, demande au Premier ministre de respecter la loi et d’appliquer, sans conditions, l’accord sur la liaison au « bien-être » des allocations sociales, tel que négocié par les interlocuteurs sociaux depuis la fin de l’année 2018.  Nous lui donnons notre aval plein et entier afin que les allocations sociales puissent enfin être augmentées. C’est une priorité pour nos affilié.e.s, comme pour toutes et tous les bénéficiaires.

Depuis 24 heures, la FEB et le Premier ministre tentent de conditionner cet accord sur l’amélioration des allocations sociales, à des clauses de dernière minute. C’est un chantage ignoble visant à nous faire signer, sous la pression, des conventions collectives de travail et… la paix sociale. Si nous n’acceptons pas ce chantage, le Premier menace d’utiliser l’enveloppe dédicacée aux allocataires sociaux pour combler une petite partie du déficit public creusé par son gouvernement.

Que le Premier ministre en affaires courantes, à la présidence du MR et en campagne, veuille faire porter le chapeau de tous ses échecs politiques à la FGTB n’est plus un secret. Mais l’absence d’AIP et les frustrations que cela peut engendrer pour les patrons ne lui donnent, en aucun cas, le droit de faire du chantage sur le dos des allocataires sociaux.

Le sort de l’enveloppe « bien-être » n’est pas lié à l’accord interprofessionnel.

Depuis le refus de l’AIP mardi, le gouvernement et le patronat se livrent à des communications très agressives à l’encontre de la FGTB. Nous assumons notre position devant les travailleuses et travailleurs que nous représentons.

Nous sommes la seule organisation syndicale qui rejette le projet d’AIP, un texte qui prévoyait notamment une augmentation de… 10 centimes d’euro pour le salaire horaire minimum (nous demandions une augmentation de 1€/h tout de suite pour atteindre un taux horaire de 14€ à terme) et 1,1% de marge salariale pour les autres salarié.e.s : une insulte !

Nous sommes la seule organisation syndicale dont le positionnement sur ce texte d’AIP est en cohérence avec la contestation sociale sans précédent, qui réclame une augmentation du pouvoir d’achat.

Nous sommes toujours convaincus que la loi de 1996 sur la compétitivité est un verrou pour l’évolution des salaires en Belgique et que dès lors, il faut la réviser.

Nous sommes peut-être la seule organisation syndicale qui contestera jusqu’au bout le projet de société du gouvernement fédéral MR/N-VA et son clone wallon porté par le gouvernement MR/cdH.

Nous exigeons que, pour une fois au moins, au cours de son existence, le gouvernement Michel respecte la concertation sociale et applique l’augmentation des allocations sociales auxquelles les citoyennes et les citoyens ont droit.