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L’IVG doit être TOTALEMENT dépénalisée

Annoncé depuis mardi, le texte déposé par les membres de la majorité pour sortir l’IVG du code pénal a été finalisé ce jeudi.

Si l’avortement semble bel et bien sorti du Code pénal, le texte déposé par la majorité maintient des sanctions pénales. En effet, toute femme qui enfreindrait le délai de réflexion de 6 jours ou recourrait à un avortement au-delà de 12 semaines de grossesse est toujours passible de sanctions… pénales ! Elle pourrait encourir d'un mois à un an de prison. Des sanctions pénales sont aussi prévues à l’encontre des médecins qui ne respecteraient pas les conditions fixées dans le projet de loi.

De plus, dans le cadre de l’accord sur ce texte, les partenaires de la majorité ont fait droit à l’exigence du CD&V de reconnaître juridiquement les fœtus morts nés avant 180 jours de gestation. Ceci permettra donc aux opposants à l’avortement de mettre en balance les pseudo-droits du fœtus et le droit à l’IVG. Ainsi, par exemple, les médecins opposés à l’avortement pourront encore plus facilement se cacher derrière l’objection de conscience pour ne pas pratiquer une IVG en laissant dans la détresse les femmes ayant pris la décision d’avorter.

Pour la FGTB wallonne, le véritable débat sur la dépénalisation a finalement été confisqué. La cohésion de la majorité était à ce prix et tant pis pour l’éthique ou la condition des femmes. L’IVG n’est donc toujours pas un droit en Belgique. Le corps des femmes a  été l’objet d’un marchandage politique. Le projet de loi est loin d’être réellement progressiste. Il ne comporte que de petites avancées sans qu’il ne soit tenu compte de la majorité des avis exprimés par les expert.e.s auditionné.e.s au Parlement !

La FGTB wallonne dénonce à nouveau les mensonges du MR et de la coalition gouvernementale qui prétend avoir dépénalisé l’avortement.

Les femmes doivent pouvoir disposer librement de leur corps.

L’IVG doit être TOTALEMENT dépénalisée !