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Mobilisation pour les pensions : "Vivre plus longtemps, vivre mieux!"

Ce mardi 9 octobre, à Bruxelles, ils étaient près de 1.000 militants, pensionnés ou non, à se mobiliser pour l'avenir des pensions et à exprimer leurs inquiétudes à ce sujet.

"Il y a près de 15 ans que les pensionnés et les prépensionnés revendiquent notamment la liaison des pensions, et des allocations sociales dans leur ensemble, au bien-être en suivant l'évolution salariale. Mais rien ne bouge ! " a déclaré avec fermeté Gilbert Lonnoy, Président de la Commission wallonne des pensionnés et prépensionnés du Cepag et de la FGTB.

Il est pourtant plus que nécessaire, voire vital, de revaloriser, dès aujourd'hui et de manière substantielle, la pension légale du 1er pilier pour les pensions en cours mais aussi à venir. Contrairement à ce que prétendent ceux qui nous gouvernent, sous l'influence du système capitaliste, il faut opter pour cette solution même en période de crise.

Des emplois de qualité et une fiscalité plus juste

Pour la FGTB, la seule réponse pertinente face au défi du vieillissement passe par la création d’emplois de qualité via un Plan de relance. Des emplois qui vont permettre le paiement effectif de cotisations sociales en vue d’alimenter notre système de pension. Il s’agit également de mettre en place une véritable politique en matière d’innovation, avec réorientation des aides publiques. Elles doivent désormais servir l’emploi et le soutien aux filières d’avenir.

 

En outre, garantir le financement des pensions et des soins de santé passe aussi par des moyens à trouver via une fiscalité plus juste et plus progressive. Enfin, penser défi du vieillissement, c’est envisager un modèle intergénérationnel, en offrant -et le contexte économique le permet- des opportunités et un avenir à nos jeunes, tout en gardant les 45 ans et plus au travail.

Stop aux licenciements

Sur la question des travailleurs âgés, la FGTB fait le constat qu’ils sont de plus en plus nombreux à être licenciés : 43.651 travailleurs de plus de 50 ans au cours des 16 derniers mois. En outre, ils ont un statut social moins bon qu’avant. En effet, le complément pour chômeurs âgés entre 50 et 54 ans a été supprimé et l'accès à la prépension est rendu beaucoup plus difficile.

 

D'après l'ONEM, près de deux tiers de ces chômeurs de plus de 50 ans sont toujours au chômage après un an. A peine 6% des embauches concernent des travailleurs de plus de 50 ans et seulement 2% des travailleurs de plus de 55 ans. La Belgique occupe la dernière place en Europe pour ce qui concerne les possibilités pour les +50 ans de retrouver un emploi.

 

Sabrer dans les allocations ne remettra pas les travailleurs de plus de 50 ans au travail. Si le gouvernement veut prendre des mesures visant à éviter le licenciement de travailleurs de plus de 50 ans, il doit avant tout responsabiliser les employeurs : ils ne peuvent pas envoyer leurs travailleurs de plus de 50 ans au chômage aux frais de la collectivité.

Eviter les licenciements, voilà la priorité des priorités. Il faut aussi mettre tout en œuvre pour que les entreprises engagent enfin des travailleurs "âgés".

A la veille des élections communales et des négociations pour le futur Accord interprofessionnel, la mobilisation ne fait que commencer...