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Motion du Bureau des Femmes de la FGTB wallonne

Le Bureau Wallon des Femmes refuse l’austérité des droites et réclame une réaction à la hauteur des attaques gouvernementales. Les plans d’actions précédents s’étant révélés insuffisants, il devient impératif de durcir les ripostes syndicales conformément aux valeurs que nous défendons en tant que contre-pouvoir.
La FGTB se doit d’être à l’avant-garde de ce combat ! Les femmes et les hommes du BWF seront en première ligne de ce combat pour mener à bien le plan d’action que nous souhaitons combatif.

Nous le voulons d’autant plus que nous sommes les premières en ligne de mire de ce Gouvernement :

  • La réduction de l'AGR (allocation de garantie de revenu) pénalise plus de 40.000 travailleurs à temps partiel dont 80 % sont… des travailleusEs. 
     
  • La pension anticipée sera quasi inaccessible pour les femmes. Le gouvernement veut repousser l’âge de départ anticipé à 63 ans moyennant une carrière de 42 ans. Or, la carrière moyenne des femmes est d’environ 35 ans, journées assimilées comprises. La détérioration de l’assimilation des crédits-temps, périodes de chômage et de prépension… va toucher en majorité les femmes, qui verront leur pension, déjà inférieure à celle des hommes, diminuer.
     
  • Les allocations d’insertion, déjà limitées à 3 ans par le gouvernement Di Rupo, ont vu leurs conditions d’accès encore durcies par le gouvernement Michel. Sur plus de 40.000 non admis ou exclus, 2/3 sont des femmes dont la moitié sont des femmes seules avec enfant(s).
     
  • L’employeur devra payer 10% des indemnités Inami aux salariées enceintes écartées. Objectif annoncé? Motiver les employeurs à leur trouver un poste "adapté"... En réalité, cette mesure constitue un recul sans précédent dont les conséquences seront catastrophiques. Certaines travailleuses resteront en fonction au péril de leur santé et de celle de leur enfant. Sur le marché de l’emploi, cette mesure accentuera les discriminations envers les jeunes femmes et les exposera davantage aux contrats précaires.
     
  • L’austérité frappant les services publics condamne les travailleuses à une triple peine. Elle entraîne tout d’abord une réduction du nombre de fonctionnaires dans la Fonction publique, où les femmes sont majoritaires. La diminution des services d’accueil et de soins aux personnes dépendantes amène ensuite les femmes - victimes des stéréotypes de genre - à assurer ce rôle qui ne l’est plus par la collectivité. Enfin, les services publics supprimés sont ceux où les usagers sont majoritairement des usagères [1]

Ce ne sont ici que quelques mesures prises à l’encontre des femmes. Ce gouvernement creuse l’inégalité entre les femmes et les hommes, renforçant la discrimination systémique à l’égard de ces dernières sur le marché du travail. 

Face à ce déni de reconnaissance d’une moitié de la population belge, le BWF ne peut que se rallier aux choix d’actions fortes et radicales pour arrêter ce gouvernement à la solde du grand patronat et des riches.

 

 

[1] Suppression des bureaux de postes, suppression des antennes administratives locales, des crèches communales, des transports scolaires, des soins de santé de proximité…