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One day interim : fiction et… réalité !

On apprenait hier que la coordination Intérim de la FGTB avait obtenu la fermeture d’une nouvelle agence baptisée One Day Intérim, spécialisée, comme son  nom l’indique, dans les contrats de travail journaliers. Quelques heures plus tard, cette même coordination dévoilait le pot aux roses : One day Intérim, dont la promo sévissait depuis plusieurs jours dans les journaux et sur les réseaux sociaux et qui devait être inaugurée hier, n’était qu’une pure invention.

Mais une invention pas si éloignée de la réalité que ça…

Cette année, en prélude à la semaine du travailleur intérimaire (du 6 au 10 octobre), la FGTB a voulu, par cette imposture, dénoncer la multiplication des contrats journaliers. Ceux-ci concernent en effet déjà pas moins de six contrats intérimaires sur 10 : 6.600.000 contrats journaliers en 2013 ! On est donc bien loin de l’esprit de la législation qui prévoit l’utilisation de tels contrats en cas de besoin exceptionnel et ponctuel de main-d'œuvre.

Aujourd’hui, les fédérations patronales crient au scandale et dénoncent le canular. C’est oublier un peu vite que le scandale réside dans les faits dénoncés et non dans la dénonciation elle-même.

Car, outre l’incertitude dans laquelle vivent des dizaines de milliers de travailleurs, la généralisation de ces contrats d’un jour est une vraie menace pour l’ensemble des travailleurs, qu’ils soient avec ou sans emploi, intérimaire ou engagés à durée indéterminée, à temps plein ou à temps partiel… Car ce type de contrats ne fait que renforcer la flexibilisation et la précarisation du marché de l’emploi. Et ces phénomènes contribuent à tirer vers le bas les conditions de travail et de rémunération de l’ensemble des travailleurs !

La FGTB revendique l’interdiction de ces contrats intérimaires journaliers.
Et elle le rappellera durant la semaine des travailleurs intérimaires, du 6 au 10 octobre, à travers des actions aux 4 coins du pays.

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