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Pensions, allocations : non aux discriminations

Les pensionnés et allocataires sociaux étaient les grands perdants des réformes fiscales de Charles Michel. Face à cette situation, son gouvernement avait annoncé des mesures correctrices… qui se sont avérées encore plus discriminatoires, tout particulièrement pour les femmes ! Un scandale que les syndicats ont voulu dénoncer ce jeudi, en manifestant devant le cabinet du Ministre Bacquelaine.

Petit retour en arrière

Dans le cadre du tax shift, le gouvernement a augmenté les impôts via la TVA et les accises. Si les actifs ont pu bénéficier, via l’impôt des personnes physiques, d’une légère compensation (bien insuffisante au regard de la hausse du coût de la vie…), ce ne fut pas le cas pour les pensionnés et autres allocataires sociaux. Pour eux, la perte est même doublée. Leurs impôts seront en effet augmentés en raison de la non-indexation, à l’avenir, de leur déduction fiscale.

Une correction… si peu correctrice !

Face à cette situation, le gouvernement fédéral avait annoncé à grands fracas une « correction sociale ». Qui se révèle, en bout de course, être une triple supercherie.

En effet, seuls les pensionnés :

  • bénéficiant d’une pension minimum,
  • totalisant 45 années de carrière,
  • et un nombre minimum de jours de travail réellement prestés sur leur carrière

Verront leur pension augmenter de… 1% !

Dans les faits, l’écrasante majorité des pensionnés ne profitera donc pas de cette mesure : ceux ayant une carrière incomplète (dont la grande majorité des femmes), ceux dont la pension dépasse - même légèrement - le montant minimum, ceux qui ont été malades, ont connu de périodes de chômage ou de prépension, les travailleurs victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

En résumé, seules 11% des pensionnées et 15% des pensionnés profiteront de l’augmentation prévue. De quoi accentuer, encore un peu plus, l’inégalité hommes femmes en matière de pensions !

Pour une vraie politique sociale

Pour les syndicats, ceci est inacceptable. La FGTB, la CSC et la CGSLB exigent une véritable compensation sociale pour toutes les allocations, de façon à ce que l’augmentation des factures puisse réellement être neutralisée. Elles revendiquent une pension digne et décente pour toutes et tous.

Ainsi qu’une réelle politique de lutte contre l’inégalité salariale et les discriminations hommes-femmes sur le marché du travail.