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La solidarité n'est pas un crime

Ce mercredi 7 novembre, s’ouvre le procès de la solidarité au palais de justice de Bruxelles. 11 personnes risquent la prison pour avoir aidé des personnes migrantes en détresse. Elles sont accusées de trafic d’êtres humains et d’organisation criminelle. On croirait cauchemarder.

Nous osons et voulons croire que la justice belge mettra fin à la confusion des genres qui représente un réel danger pour la démocratie.

Le 6 juillet dernier, le Conseil constitutionnel français a consacré le « principe de fraternité », duquel découle « la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».  Nous espérons qu’ici aussi les juges iront dans le même sens.

Nous soutenons l’initiative « Solidarity is not a crime » et serons présent.e.s devant le Palais de justice de Bruxelles demain à 7h45.

LA SOLIDARITE N’EST PAS UN CRIME.  Les citoyen.ne.s prennent leur responsabilité face à un Etat qui rafle, réprime et criminalise.

LA SOLIDARITE N’EST PAS UN CRIME. La justice ne peut être instrumentalisée pour justifier les politiques migratoires du gouvernement.

LA SOLIDARITE N’EST PAS UN CRIME. C’est ce que nous affirmerons pour lancer notre campagne de sensibilisation, le mercredi 13 novembre, dans 5 grandes gares en Wallonie et à Bruxelles. Et ce, quelle que soit l’issue du procès.

Le procès des 11 prévenu.e.s, c’est aussi, potentiellement, celui des ONG, associations, mouvements sociaux ou syndicats qui contestent les politiques migratoires et antisociales du gouvernement de Charles Michel.