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A la veille des élections sociales, l’Union wallonne des entreprises plante un couteau dans le dos de la FGTB

Alors que la semaine dernière, une étude indépendante démontrait que le nombre de  journées de grève en Belgique avait diminué de 20% entre les années 90 et les années 2000, l’Union wallonne des entreprises (UWE), juge utile de diffuser les conclusions d’une étude « maison » alarmiste en la matière pour la Wallonie.


L'UWE voudrait nuire à l’image de la Région qu’il ne s’y prendrait pas autrement ! Entre ses déclarations et l’appel de la direction de l’agence d’intérim Adecco à quitter la Belgique, on a connu meilleure publicité.

Le mot « séquestration », assené volontairement depuis l’affaire Meister Benelux pour tenter de relativiser le recours de la direction à une milice privée, fait évidemment peur. Mais de quelle « séquestrations » parlons-nous ? De quatre épisodes, certes tendus sur le plan relationnel avec la direction, où les travailleurs complètement désarmés face à la perte annoncée de leur emploi obligent le patron à négocier deux heures de plus. Mais où aucune violence physique n’a été à déplorer.

Enfin, la FGTB wallonne regrette que l’UWE s’obstine à dépeindre une Wallonie rebutante pour les investisseurs. En pleine 6ème réforme de l’Etat, la concertation sociale est à notre sens un des piliers sur lequel doit reposer la construction d’un plan de relance. Nous notons aujourd’hui que la fédération qui représente les patrons wallons n’y est pas disposée.

Nous considérons aussi que l’UWE est sortie du rôle de réserve qui est le sien en pleine période d’élections sociales. Grâce à l'UWE, nous savons désormais que les patrons préfèrent la CSC et la CGSLB.  Les travailleurs auront donc  compris que c'est sur la FGTB qu' ils peuvent  compter pour défendre au mieux leurs intérêts.