
La FGTB wallonne a tenu son Congrès d’orientations les 11 & 12 mai derniers. C’est un moment-charnière où l’organisation syndicale reprécise sa ligne politique. Il survient à un moment où la crise financière, qui a débuté en 2008, s’est transformée en une crise économique et sociale.
Les raisons profondes de cette crise sont à chercher dans les déséquilibres importants générés ces 30 dernières années par le capitalisme.

Face au réchauffement climatique, l’Europe des 27 s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de manière radicale d’ici à 2050. L’objectif ? Limiter le réchauffement climatique à une hausse de 2°.
L’économie est aussi appelée relever ce défi. Elle doit être «bas carbone», devenir moins consommatrice d’énergie. Les processus de production doivent devenir plus verts…
Mais ce « verdissement » de l’économie ne doit pas être synonyme de capitalisme vert. Car un capitalisme, fusse-t-il vert, reste un capitalisme.

Le trou budgétaire de l’Etat belge s’élève à 25 milliards d’euros. Le gouvernement a décidé d’arriver à l’équilibre en 2015. Pour la Communauté française et la Région wallonne, un effort de 586 millions est à réaliser pour 2010 : 477 millions de dépenses en moins et 109 millions de recettes supplémentaires.
Equilibrer un budget, quelle que soit l’entité publique concernée (Fédérale, Régionale, Communautaire ou encore Communale) relève de choix politiques.
Personne ne conteste qu’il faille tendre vers l’équilibre budgétaire.

Au sens du décret wallon du 20 novembre 2008, par économie sociale on entend les activités économiques exercées par des sociétés, principalement des coopératives, des mutualités et des associations qui se caractérisent par le respect des principes éthiques suivants:
- La finalité de l’activité économique est le service aux membres ou à la collectivité.
- Le profit n’est donc pas le but ;
- L’autonomie de gestion ;
- Le processus de décision démocratique ;
- La primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.

Pour éviter la faillite des banques, les contribuables, c'est-à-dire les travailleurs, ont été amenés à renflouer les caisses des institutions financières à hauteur de 20 milliards. La crise s'installe. Ce sont encore les travailleurs qui la payent par des pertes d'emplois et de revenus.
Maintenant, les caisses de l'État sont vides et certains politiques annoncent d'ores et déjà la mise sur pied d'un plan d'austérité. Les travailleurs devraient-ils encore y aller de leur poche ? Inadmissible et immoral. Pour la FGTB wallonne, il n'en est pas question.

Qu’il rende des services ou qu’il produise des biens, le secteur public a pour vocation de rendre accessibles à tous, un certain nombre de biens et de services qui seraient réservés à quelques-uns, s’ils étaient livrés à la logique du marché et du profit. L’État est le garant de l’intérêt général. Il assure continuité du service, égalité et accessibilité à tous.
Les services publics constituent le moyen privilégié pour les citoyens d’exercer leurs droits : droits à la santé, à la sécurité sociale, au logement, aux transports, à l’instruction, à la culture, à la formation professionnelle…

Après la crise financière, les crises économique et sociale sont bien là.
Derrières des prévisions économiques plus qu’inquiétantes se cachent de nombreux drames humains pour les travailleurs. Ils ne sont pas responsables de la crise et pourtant ils la paient: chômage économique, licenciement, perte de revenu, avenir bouché pour le jeunes, etc.

Rétrospective 2008 est une émission «bilan» où nous vous proposons un choix de séquences réalisées et produites en 2008, par l’équipe TV du Cepag :
Un extrait de l’émission : Ensemble, on est plus forts : le combat syndical des femmes.
Un extrait de l’émission : Sans-papiers
Un extrait de l’émission : Le pouvoir d’achat : souci quotidien des travailleurs
Un extrait de l’émission : Un travail décent pour une vie digne
Dans Perspectives 2009, Thierry Bodson, Secrétaire Général de la FGTB wallonne trace les perspectives syndicales pour l’année 2009.