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Transition juste vers une société bas carbone

Avril 2011

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Fin 2010, la Conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques s’est tenue à Cancun (Mexique).
Le défi mondial à relever est clair : le réchauffement climatique doit se limiter à 2°C.
Pour ce faire, l’objectif européen est de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, de 20% à 30% d'ici 2020 et de 80% à 95% d'ici 2050.

La transition vers une société bas carbone, c’est-à-dire qui consomme moins d’énergie et rejette moins de gaz à effet de serre, est une nécessité pour l’humanité.
Cela passe par l’amélioration de l’efficience énergétique dans les transports, l’industrie et le logement ainsi que par le développement de nouvelles sources d’approvisionnement dans les énergies renouvelables. On parle de « verdissement » de l’économie, il concerne tous les secteurs de l’économie - y compris les secteurs économiques implantés de longue date -, tous les modes de production et tous les emplois.

Dans cette émission, Regards FGTB se fait l’écho de ce qui se passe en Wallonie. En effet, des initiatives très concrètes, associant délégations syndicales et directions, montrent le chemin de la transition.
Pour les syndicats, cette transition doit être juste. La CES revendique que les travailleurs et leurs représentants soient considérés comme des acteurs incontournables avec lesquels l'Union européenne se doit de dialoguer et de négocier la transition vers une économie bas carbone, porteuse d'emplois durables et de progrès social.
Pour la FGTB wallonne, il s’agit bien d’une transition vers un modèle de développement qui met au cœur de son ambition les solidarités, entre travailleurs européens, avec les travailleurs du sud et envers les futurs travailleurs.

Car la transition sera juste si, et seulement si, le capitalisme dans ses fondamentaux (profit maximum, financiarisation de l’économie, partage de plus en plus inégal de la richesse créée, mise en concurrence des travailleurs, emplois flexibles et précaires, appauvrissement des travailleurs, chômage de masse, etc.) recule fortement. Si le changement social n’est pas intégré dans cette transition, c’est un jeu de dupe pour les travailleurs. Un capitalisme, fusse-t-il vert, reste un capitalisme.

C’est ce qu’exprime, de manière imagée, Christian Arnsperger, professeur à l’UCL : « Il n’est pas plus joyeux d’être exploité pour des éoliennes ou des chemises en lin biologique que pour des voitures diesel ou des trainings en synthétique. »

L’émission de la FGTB wallonne est produite par le CEPAG.
Pour toute info : daniel.wojtalik@cepag.be (02/506 83 96).