Vous êtes ici

Chasse aux chômeurs: place à la contre-attaque

Sanctionner les travailleurs sans emploi en pleine période de crise?
Honteux, cynique et inacceptable!


Tous les jours, la crise capitaliste fait sentir ses effets dévastateurs : fermetures d’entreprises, restructurations, licenciements… Les perspectives sont alarmantes : 168.000 chômeurs de plus en 2 ans !


Des milliers de travailleurs se retrouvent sur le carreau sans perspective d’avenir. Et que leur propose-t-on ? Des contrats de travail ? Non, des contrôles ONEM !


Depuis 2004, le « contrôle de disponibilité des chômeurs » est présenté comme le moyen  «d’accompagner» les demandeurs d’emploi, de les réinsérer dans l’emploi…


La FGTB wallonne et le Cepag ont toujours été opposés à ce dispositif qui n’a d’utilité que pour… le patronat ! En précarisant les chômeurs, ce sont les conditions de travail et les salaires de tous les travailleurs qu’on tire vers le bas.
Face à la menace de les remplacer par ces nombreux demandeurs d’emploi, obligés de rechercher un travail inexistant, prêts à tout pour prendre leur place , les travailleurs disposent de peu de marge de négociation… Tout bénéfice pour le patronat et les actionnaires !


La crise capitaliste n’a fait que renforcer notre opposition : les travailleurs, avec ou sans emploi, ne l’ont ni voulue, ni provoquée !


Le contrôle de disponibilité… Quels résultats ?


Cette véritable « chasse aux chômeurs » a montré ses effets pervers et ses limites : elle exclut les moins qualifiés et les plus démunis à coup de sanctions de plus en plus sévères, arbitraires et absurdes. Nous avons recensé quelques exemples frappants.


Au-delà de ces conséquences sociales désastreuses, ce dispositif a aussi de graves répercussions sur les communes qui, par le biais des CPAS, sont contraintes d’assumer les conséquences de cette politique fédérale.
En Région wallonne, 38% des personnes sanctionnées par le contrôle sont prises en charge par les CPAS. Il reste peu de choix aux autres : solidarité familiale, exclusion, travail au noir… 


Place à la contre-attaque !


Toutes ces raisons ont poussé la FGTB wallonne et le Cepag à passer à l’offensive sur deux fronts : l’interpellation politique et l’action syndicale.


« Communes sans chasse aux chômeurs »


La FGTB wallonne et le Cepag ont lancé un appel aux Présidents des CPAS wallons pour créer un vaste mouvement de protestation. Une motion leur a été envoyée, à soumettre au vote des Conseils communaux wallons, demandant l’application d’un moratoire, voire la suppression, de ce plan de contrôle. A ce jour, plus de trente communes et CPAS wallons ont suivi le mouvement, d’autres s’apprêtent à le faire. 


Chômeurs – Travailleurs : tous concernés !


Parallèlement, la FGTB wallonne et le Cepag sont entrés en campagne sur le terrain. Un peu partout en Wallonie, des actions de protestation et de sensibilisation ont été menées et d’autres sont encore prévues.
L’objectif ? Expliquer le lien fort qui unit les travailleurs avec ou sans emploi et démontrer qu’aujourd’hui encore plus qu’hier, personne n’est à l’abri.


Ces actions sont aussi l’occasion de réaffirmer nos revendications : création massive d’emplois durables et de qualité par la réduction collective du temps de travail (avec maintien du salaire et embauche compensatoire), accompagnement personnalisé et sans sanction des demandeurs d’emploi, fiscalité plus équitable, lutte contre la fraude fiscale…


Encore une fois, le capitalisme et ses méthodes ont fait la preuve de leur inhumanité mais aussi de leur inefficacité ! Il est plus que temps de changer de cap !






Le lundi 1er mars, des centaines de militants, avec ou sans emploi, ont répondu à l'appel de la FGTB wallonne.
Objectif ? Mettre les partis politiques face à leurs responsabilités et exiger la suppression du contrôle des chômeurs. 


Action du 1er Mars


Une délégation composée de représentants, de délégués et de militants FGTB s'est invitée au Bureau du Parti socialiste et au CDH.
Dans l'après-midi, cette délégation a été reçue par des représentants d'Ecolo et du MR.