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Exclusions : le bilan

En décembre 2011, la FGTB Wallonne avertissait : la limitation dans le temps des allocations d’insertion allait entraîner une véritable catastrophe sociale et pénaliser principalement les femmes et la Wallonie. En cette année 2016, l’heure est venue de dresser le bilan.

Trois enseignements sont à tirer : nos prévisions se révèlent (malheureusement) exactes, les inégalités sont pires qu’annoncées et le gouvernement Michel a décidé d’aggraver la situation en toute connaissance de cause.

Dépasser la bataille de chiffres

Depuis décembre 2011, la FGTB wallonne a multiplié les mises en garde et actions de protestation contre la réforme des allocations d’insertion. Durant toutes ces années, les réactions de nos détracteurs sont passées du désintérêt au déni, avant de virer au mépris et aux accusations de mensonges. 

Aujourd’hui, il est temps de dresser le bilan et de rétablir la vérité : nous aurions préféré avoir tort… mais nos prévisions étaient exactes ! Comme nous l’avons toujours dit, 2/3 des exclus sont des excluEs et la Wallonie est, de loin, la première Région touchée. Mais il ne s’agit pas de s’arrêter à ce constat et à la bataille de chiffres.

Inégalités en cascade

Car, derrière la flagrante inégalité entre les Régions du pays, se cache une autre disparité : celle entre communes riches et communes pauvres.
Ce sont en effet les localités les plus défavorisées qui sont le plus concernées par ces exclusions… et qui doivent en supporter le poids le plus important via les coûts que cela entraîne pour leurs CPAS !

C'est ce qui apparaît clairement quand on relie les données concernant le revenu moyen/habitant des communes, les exclusions et l'augmentation du nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration sociale (RIS, ex-minimex).

Une situation aggravée par le gouvernement de Charles Michel

Ces constats désastreux n’ont pas empêché le gouvernement de Charles Michel d’aggraver la situation.
Les restrictions d’accès aux allocations d’insertion touchent en effet entre 10.000 et 15.000 jeunes par an, dont une grande majorité dans notre Région. C’est donc en toute connaissance de cause que le MR a décidé de s’en prendre aux plus faibles, aux Wallonnes et Wallons, aux jeunes, aux femmes et aux communes les plus défavorisées !

Ces différents éléments sont développés dans les documents que vous pouvez découvrir en annexe :

Autant de raisons qui confortent la FGTB wallonne dans sa revendication de retrait pur et simple de ces mesures.

Fichiers joints :
Icône PDF Le bilan des exclusions